Depuis deux ans et demi je partage mon coeur avec LUI. Lui l'homme de ces deux ans et demi.
Le début était plutôt spécial. Je l'ai rencontré le 23 janvier. La soirée se déroulait si bien, courtisée par deux beaux jeunes hommes, que demander de mieux. Célibataire depuis une semaine, il m'est apparu comme le passe-temps très agréable d'une soirée au BDM et bizarement je l'ai même préféré au gars que je dévorait des yeux depuis plusieurs mois et qui pour une fois semblait s'interresser à moi, je l'ai préféré lui que je croyais m'être inconnu. Mais mon passe-temps connaissait un de mes amis et j'appris plus tard que nous avions passé nos années du cycle ensemble.Comment avais-je pu ne pas le remarquer ? Bizare la vie. J'étais dans l'optique d'un jeu de séduction à court terme mais voilà, lui voulait me revoir. Trop habituée à ses attentes déprimantes du coup de téléphone qui ne vient pas, je ne lui ai donné que mon prénom. Et débrouille-toi mon coco.
Mais c'est que le coco s'est débrouillé. Biensûr, il n'a pas réussit à m'atteindre (on est pas dans un conte de fée), lancé sur la fausse piste d'une de mes anciennes camarades de cette époque portant le même patronime que moi. Elle a rien dû comprendre la pauvre. Et voilà que le lendemain, dans un de nos bars genevois, je le revois. Après quelques un de mes regards langoureux et le sacrifice, au déficite de son porte-monnaie, d'une quinzaine de francs pour m'abreuver de se merveilleux liquide malté je lui ai sauté dessus. Et lui que me dit-il après quelques baisers : "Est-ce que tu veux sortir avec moi ?" C'était assez stupide et gamin mais si craquant. Je me rappelle qu'ensuite il m'a emmené patiné sur la patinoire du Molard. Complétement joyeuse et en talon, parfaite Bambi des glaces, je tombais souvent en l'entraînant avec moi. Peut-être que je le faisais exprès,sûrement même, mais quoi de plus agréable que de s'embrassé sur la glace ? Cette soirée était magique.
La suite fut encore meilleure. Il partait chaque semaine travailler en Valais. Mais il m'appelait chaque soir. On parlait de tout et de rien. On rigolait beaucoup et les week-end n'en étaient que plus intenses, plus passionnés. Je me souviens de ces dimanches soirs où je l'accompagnait à la gare et de ses vendredis où le premier baiser était si, si, ... Un baiser à papillons dans le ventre qui vous donne le tourni avec les jambes qui tremblent.
Après, il revint vivre à Genève et tout était encore merveilleux. On s'est aidé à aller mieux l'un l'autre, à grandir. Et même si je ne lui ai jamais parlé de mes problèmes (selon ce qu'il dit et il n'a pas tout à fait tord) il en savait déjà enormément sur moi. Il m'a appris à calmer mes colères, à réussir à exprimer clairement mes envies, à rire de mes bêtises. Il m'a réconforté, m'a solidifié et je le remercie pour toutes ces merveilleuses choses qu'il m'a apporté.
Mais voilà six mois environ, qu'il y a anguille sous roches. Je l'ai vu replongé dans ce trouble perpétuel dont il était sortit. Je l'ai vu s'éloigner de moi. Mais cela s'est agravé ces deux derniers mois. Je lui ai enfin demandé son aide mais il me l'a refusé. Il va mal. Jusqu'à mardi dernier j'avais adopté la technique de la fille compréhensive qui appelle encore même si elle s'en prend plein la tête, qui râle un peu, qui crie parfois mais qui reste toujours là. Trop bonne, trop conne quoi.
Mais une Shuky s'est gentil, on pourrait lui faire plusieurs sals coups qu'elle vous pardonnerait (comme danser coller entre les seins d'une autre fille devant ses yeux par exemple, comme l'oublier au millieu d'une soirée pour aller voir ses copines "d'enfances" ou l'oublier tout court devant l'usine), mais il faut pas dépasser la limite car sinon plus de pitié de sa part, de compatissance, plus rien que de l'intrangisance et du mépris.
Mardi soir après avoir écrit la lettre précédante, j'eu envie de l'appeler. Pleurante comme chacun de ses foutus soirs. Et il m'a encore envoyé chier, comme de la merde. Comme si j'étais la responsable de sa vie merdique. Comme si je le torturais lui la pauvre petite victime. C'était, comme le dit l'expression, la goutte qui a fait déborder le vase. Plus de coup de fil, plus rien.
Et victoire! Lui qui sans argent, sans téléphone, sans rien, (pauvre petit chat!) m'a appelé oh magie. Mais comme je suis devenue quelque peu froide voir gaciale et qu'en plus il commit l'énorme erreur de m'appeler pendant l'épisode de "Desperate Housewifes" pour me demander si je ne voulait pas qu'on se voit dimanche (j'ai qu ça à faire, il me prend pour un menu à la carte je crois), je l'ai envoyé quelque peu sur les roses (attention, des roses bien épineuses). Sur quoi il me répondit qu'il me rappelerait dimanche avec son natel (c'est nouveau ça). Mais voilà qu'aujourd'hui, il me rappelle :
Lui : Salut, ça va ?
MOI :Hein, c'est toi ! (Des giboulées de glaces dans les conversations téléphoniques on étées prévus au alentour de 19h30.)
Lui :Tu m'as dit qu'on pouvait se voir demain matin.
Moi :Pourquoi faire ? De toute façon je croyais que tu pouvais pas (C'est bien pour ça que j'avais proposé le matin)
Lui : Je me suis libéré.
Moi : ? (Mon Dieu ! Il va vraiment neigé!!!!!!!)
Lui : Je voulais m'excuser et qu'on discute de mon comportement. Je veux pas te perdre.
Moi : Fallait y penser avant.
Lui : S'il te plait, viens chez moi demain.
Moi : Non. Je ne mettrais pas les pieds chez toi!
Bon, j'ai fait un peu la chieuse. Mais si il veut parler, il faut un terrain neutre. Il n'était pas d'accord avec le concept alors j'ai dit "tant pis! Je comprend, salut" et j'ai raccroché. Mais voilà qu'il m'a rappelé quelques minutes après. On se retrouvera demain à 9h30 dans le lieu que j'ai choisit.
Victoire!!!!!!!! Shuky : 3 points Lui : rien, niet, nada
P.S : Fallait que sa sorte tout ça. Désolée pour les fautes de farpes et autres. Je n'ai pas le courage de tout relire attentivement!
Oh Claire de la lune !