Ce soir, je me suis rendue compte d'une chose. Mon lit est devenu trop petit. Pourtant c'est un lit deux places avec deux coussins. Mais voilà, ce soir, dans mon lit on était trois.
Et oui, suite à ma dernière grande confrontation amoureuse, j'avais décidé de laisser couler, en quelque sorte. De vivre ma vie, de voir mes amies, de rester tranquille chez moi, bref d'organiser ma vie comme si Il n'en faisait plus autant parti (le co-confrontateur). J'ai eu raison car, petit un, ça fait un bien fou de ne plus appeler chaque jour, de se disputer car "c'est toujours moi qui fait des efforts, nia, nia, nia", pas d'attentes pas de déceptions. Petit deux, ça a un effet assez intéressant sur le co-confrontateur : on en reviendrait presque aux premiers temps. C'est chouette. Voilà certainement où je me suis plantée. A force de tout donner, tout le temps, d'être disponible, de s'enquérir des nouvelles de l'autre, kurz, de toujours être là, j'ai gâcher tout l'attrait d'une relation : la petite conquête permanente de l'autre. Car c'est bien connu que l'on désire (souvent) ce que l'on ne peut pas avoir. Voilà mon erreur, je me suis auto déclarée terrain conquit, tout juste si je me suis pas épingler une étiquette portant l'inscription : PROPRIETE PRIVEE. Tord. J'ai eu tord.
Mais, il faut que je fasse attention à trouver l'équilibre : se faire désirer mais pas trop. Etre libre tout en restant sienne. Etre proche et éloigné à la fois. Trouver l'équilibre. Voilà ce qui doit rendre les gens heureux. D'ailleurs l'adjectif équilibré n'est-il pas une qualité quand il est associé au nom commun personne ? Savoir doser, je crois que là est la clé de la sérénité! Je ne parle pas de calculs car ça ne serait pas assez spontané pour mon équilibre, mais d'un simple dosage à vue d'oeil comme pour la pâte à crêpe. Tout n'est que question d'équilibre. Par fois j'en fais trop pour les autres et je ne vois pas forcément où se trouvent les limites entre aider et diriger. Dans certain cas, il est nécessaire de faire bouger les choses même si les gens ne le demandent pas. Je ne veux qu'aider les gens que j'aime mais j'ai peur d'en faire trop parfois de trop m'imisser dans leurs vies. Tout n'est question que de bon dosage. Je ne les possèdent certainement pas encore mais comme pour la pâte à crêpe, plus le temps passe plus on dose juste.
P.S. : Si on était trois dans le lit c'est seulement que ma boule de poils affectueuse (parfois) et ronronnante à décider de dormir tout les soirs collé contre moi au cas où j'aurais froid ou alors une subite envie de le gratter derrière les oreilles.
Oh Claire de la lune !