Mercredi 12 juillet 2006

Ce soir, je me suis rendue compte d'une chose. Mon lit est devenu trop petit. Pourtant c'est un lit deux places avec deux coussins. Mais voilà, ce soir, dans mon lit on était trois.

Et oui, suite à ma dernière grande confrontation amoureuse, j'avais décidé de laisser couler, en quelque sorte. De vivre ma vie, de voir mes amies, de rester tranquille chez moi, bref d'organiser ma vie comme si Il n'en faisait plus autant parti (le co-confrontateur). J'ai eu raison car, petit un, ça fait un bien fou de ne plus appeler chaque jour, de se disputer car "c'est toujours moi qui fait des efforts, nia, nia, nia", pas d'attentes pas de déceptions. Petit deux, ça a un effet assez intéressant sur le co-confrontateur : on en reviendrait presque aux premiers temps. C'est chouette. Voilà certainement où je me suis plantée. A force de tout donner, tout le temps, d'être disponible, de s'enquérir des nouvelles de l'autre, kurz, de toujours être là, j'ai gâcher tout l'attrait d'une relation : la petite conquête permanente de l'autre. Car c'est bien connu que l'on désire (souvent) ce que l'on ne peut pas avoir. Voilà mon erreur, je me suis auto déclarée terrain conquit, tout juste si je me suis pas épingler une étiquette portant l'inscription : PROPRIETE PRIVEE. Tord. J'ai eu tord.   

Mais, il faut que je fasse attention à trouver l'équilibre : se faire désirer mais pas trop. Etre libre tout en restant sienne. Etre proche et éloigné à la fois. Trouver l'équilibre. Voilà ce qui doit rendre les gens heureux. D'ailleurs l'adjectif équilibré n'est-il pas une qualité quand il est associé au nom commun personne ? Savoir doser, je crois que là est la clé de la sérénité! Je ne parle pas de calculs car ça ne serait pas assez spontané pour mon équilibre, mais d'un simple dosage à vue d'oeil comme pour la pâte à crêpe. Tout n'est que question d'équilibre. Par fois j'en fais trop pour les autres et je ne vois pas forcément où se trouvent les limites entre aider et diriger. Dans certain cas, il est nécessaire de faire bouger les choses même si les gens ne le demandent pas. Je ne veux qu'aider les gens que j'aime mais j'ai peur d'en faire trop parfois de trop m'imisser dans leurs vies. Tout n'est question que de bon dosage. Je ne les possèdent certainement pas encore mais comme pour la pâte à crêpe, plus le temps passe plus on dose juste.

 

P.S. : Si on était trois dans le lit c'est seulement que ma boule de poils affectueuse (parfois) et ronronnante à décider de dormir tout les soirs collé contre moi au cas où j'aurais froid ou alors une subite envie de le gratter derrière les oreilles. 

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Samedi 1 juillet 2006

Ces temps-ci, on (lui et moi) ne peut pas vraiment dire que c'est le pied. Notre couple à du plomb dans l'aile et donc bat de l'aile. (Intéressant toutes ces expression liées aux ailles donc selon l'esprit commun l'amour est un vol. Aïe! Qui dit vol dit chute ou tout au moins descente). Je verse des flots de larmes, passe de déception en frustration, de tristesses en colères. On est sérieusement descendu de notre altitude de croisière. On vol en rase-mottes et parfois on se les prend ces fichues mottes. Je connais très bien la raison de cette situation, mon cher compagnon de vol est quelque peu déprimé (ironie). Certe, ce n'est pas une raison pour me le faire payer.

Mais dans cette chute, il y a des éclaircies des plus importantes. Je ne crois pas que nous ayons autant parlé que ces temps. Lui reconnait ses erreurs, reconnait qu'il me néglige, ...  Il apprend à trouver les bons mots pour s'excuser, me rassurer. Il m'explique ce qu'il ressent lorsqu'il déprime, le sentiment d'injustice qui règne en lui à ces moments, comment il reporte ça sur moi. Et moi je lui dit TOUT (avant je ne lui disait RIEN) mes peurs, ce que je veux, ce que je ne veux pas, mes angoisses, mes souhaits et surtout mes sentiments tout entiers sans prétextes ni voiles. Je crois que nous avons beau descendre on en avance pas moins.  

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Vendredi 30 juin 2006

Ce soir en rentrant chez moi, j'ai serré mon coussin tout contre ma tête et j'ai laché les flots de larmes. On dit que c'est bien, ça soulage. Mais je n'avais pas besoin de soulager mon corps de litres d'eau superflus mais de mots. Voilà pourquoi je me suis allongée sur mon canapé/lit l'ordi sur les genoux, musique sur les oreilles.

J'ai 19 ans et je joue encore à ce jeu ridicule. Je prononce la fin d'une relation pour dire que j'aime à en devenir complétement folle/ à en crever. Je m'en vais pour qu'on me retienne. Je dis "je veux plus te voir" alors que je rêve de le voir défoncer ma porte, m'attendre devant chez moi. Pourquoi ? Je ne sais pas, ou plutôt je sais trop bien. Je veux qu'on me convainque, qu'on me montre une preuve qu'on m'aime au moins autant que moi, que je ne suis pas seule sur ma planète de l'amour fou, l'amour des livres, des poèmes, l'amour au-delà de tout obstacle, de tout refus même du mien. Pourquoi suis-je encore une handicapée du langage ? Pourquoi est-ce que ces sales mots ne veulent pas sortir correctement de ma bouche. Je t'aime plus deviendrait m'aimes-tu.

Mais que peut-on répondre à ce genre de questions à par un oui obligatoire. Je n'ai pas assez confiance en moi pour croire les je t'aime/tu es belle/tu me manques/je ne veux que toi. Tout cela résone dans mon vide intérieur comme un mensonge.........mensonge............mensonge.................mensonge............................
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Lundi 26 juin 2006

Hier, cinq heure devant le Bains de Paquis, rendez-vous avec les gens de mon groupe et surtout mon prof de classe depuis quatre ans. Nous sommes que dix sur vingt-quatre, tant pis. Autour de trois jus de mangue, deux jus de goyave, trois thés froids, un jus de pamplemousse, deux cocas et quatre gueules de bois souvenirs nostalgiques de ces quatre ans. Remerciement à notre cher prof sans qui on n'aurait pas réussit aussi bien. Questions sur notre avenir plus ou moins incertain selon les gens. Eclats de rire, larmes à l'oeil, discours. Voilà la fin d'une période.

On se sépare tous alors qu'il pleut comme vache qui pisse et que le ciel se déchaine au-dessus de nos tête. On ne s'entend déjà plus, la pluie est trop forte. Aurevoir ! Snif!  

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Dimanche 25 juin 2006

Samedi, midi et demi, j'ai rendez-vous avec mon père devant "Le café de Paris" pour célébrer ma matu devant une bonne entrecôte saignante. La relation père-fille que nous entretenons est assez spéciale, il faut l'avouer. Je n'habite plus avec lui depuis mes 13 ans, après avoir vécu un an seule avec lui. Mon père n'appartient pas vraiment à la réalité qui est la votre (car moi non plus heureusement je n'y vis pas entièrement). Il aurait du vivre quelques décénies plus tôt. Menuisier collectionneur de vieilles voitures, il possède un petit paradis au millieu de notre canton. Des arbres, une mare, une maison de bois, un endroit encore sauvage où l'on entend que les oiseaux même si on est à cinq minutes de la civilisation.

Samedi, une heure, devant un steak très saignant, me voilà redevenue la confidente de mon père. Il me raconte sa romance avec ses mots simples et crus parfois qui sont mon héritage. Depuis quelques années il fréquente une thaïllandaise qui gagne sa vie de la même manière que Julia Roberts dans Pretty Woman. Au début (et encore maintenant) cela m'avait beaucoup dérangé et blessé. J'ai essayé de comprendre. Mon père s'est retrouvé seul à près de 50 ans. Quand on a vécu avec sa compagne et sa fille pendant 30 ans c'est dur de se retrouver seul. Certainement. Mais en arriver là, j'avais de la peine à comprendre avant. Mais j'ai compris, avec le temps que mon père, ce romantique, l'aimait. Alors j'ai eu peur. Peur qu'il se fasse avoir. Mais voilà qu'hier il me raconte qu'elle compte arrêter son métier. Et que pqut-être ils se marieraient. C'est bien, c'est sûr. Mais pourra-t-elle s'habituer à vivre avec moins car mon père n'est pas Richard Gear. Il est loin d'être riche. J'ai peur qu'elle le ruine, qu'il tombe de haut. L'entretien se transforme alors en réflexion profonde sur la vie. Il est vrai que je suis encore jeune et qu'il est beaucoup plus facile pour moi de trouver quelqu'un. Il m'explique qu'à son âge la seule chose qui compte c'est d'être heureux. On ne recherche plus la relation fusionnelle passionelle la relation parfaite. Il faut être heureux pendant les dernières années qu'il nous reste car notre vie n'est plus devant nous. Trouver une raison pour se lever le matin, pour travailler car à quoi sert l'argent si on ne sait qu'en faire. Cette femme le rend heureux. Et ça je peux le voir, c'est fou comme il change. Tout d'abord, elle ne le laisse pas boire, point très positif. De plus je n'ai jamais vu mon père faire aussi attention à lui. Il me dit qu'il parle avec elle des heures durant. Il s'est ouvert aux autres. Mais l'inquiètude traine toujours. Je ne devrais pas essayé de le protéger. C'est lui mon père. Mais je ne peux faire autrement, je l'ai toujours fait et le ferai certainement toujours. Quel romantique quand même. Il croit qu'il pourra la faire changer. Il préfèrait qu'elle arrête et reparte en Thaïllande auprès de sa mère, m'a-t-il dit. Quel homme quand même mon père. Il sacrifierait son bonheur pour le sien. 

Je le comprend, lui et moi vivons dans nos rêves, nos croyances. Nous sommes deux utopiques mais qu'importe. Sans mes rêves, mes croyances je ne serai qu'une personne fade et blasée comme les autres. Peut-être que le prince charmant n'existe pas ainsi que l'amitié éternelle. Peut-être que nous ne sommes que des profonds égoïstes comme une amie essayait, sans succès, de m'expliquer. Mais pour moi cela n'est pas vrai bienque le prince charmant n'existe certainement pas (tant pis de toute façon je préfère les palfreniers). Ce n'est que parce que moi je crois en ces choses, que parce que moi je ne comporte pas en égoïste profonde que ces choses deviennent réelles. Alors je peux bien comprendre mon père. Peut-être que cette femme ne fait que l'exploiter, d'ailleurs il sait que c'est une possibilité, mais c'est son refus de cette sale foutue réalité qui rend sa vie plus belle, plus heureuse. Qu'importe la chute, l'important c'est d'avoir profiter du vol.              

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Lundi 19 juin 2006

Pluie, cette nuit je t'ai attendu
Je t'ai désirée ardament
Car le stress a déformé mes nuits en insomnies.

Maintenant tu es là
Et je vais enfin pouvoir m'endormir
Bercée par ta musique appaisante.

Plic, Ploc,Plic, Ploc,Plic, Ploc,Plic, Ploc,Plic,Ploc,Plic, 
Ploc,Plic, Ploc,Plic, Ploc,Plic, Ploc,Plic, Ploc,Plic
Ploc,Plic, Ploc,Plic,Ploc,Plic, Ploc,Plic
Ploc,Plic, Ploc,Ploc,Plic, Ploc,Plic
Plic, Ploc,Ploc,Plic, Ploc,Plic
Plic, Ploc,Plic, Ploc,Plic,
Ploc,Plic, , Ploc,Plic,
Ploc,Plic, Ploc,Plic,
Ploc,Plic, Ploc,

Me laisser bercer...

Ploc, Plic
Ploc

Et Rêver ...

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Samedi 17 juin 2006

Ce soir, vendredi, fête de la musique. Première sortie depuis plus d'un moi. Après avoir regardé D.H., nous nous élançons dans les rues surpeuplées de notre chère cité de Calvin. Je traverse la foule, et, déjà, je n'entends plus la conversation des gens qui m'entourent. Tout ne devient plus qu'un marasme sonor où poite parfois un mot, une phrase, une musique.
Mes oreilles sont devenues sourdes.

J'essaye alors de voir les gens qui m'entourent , passent, me bousculent, ... J'essaye de reconnaître quelqu'un, car il doit y avoir quelqu'un que je connaîs. Mais les gens n'ont plus de visages. Ils ne sont que des taches floues, des couleurs en mouvement.
Mes yeux ne voient plus.

Je suis déjà coupée du monde quand nous arrivons aux Bastions. J'arrive quand même à dire quelques mots ridicules. Toutes les conversations me proviennent par bribes. Les lumières ne sont plus que des points flous s'étalant sur toute ma vision. La porte de la communication se ferme devant moi.

Mais je sens encore la sensation de l'herbe fraîche sur laquelle je suis assise et attends que l'orage présent dans l'air décide enfin de nous accorder quelques gouttes rafraîchissantes.

ça va ? Qu'est-ce qui se passe? Une voix perturbe mes pensées intérieures. J'ai beau essayer de lui expliquer mon état, mais elle s'inquiète. A-t-elle fait quelque chose de mal? N'est-elle pas assez présente. Qu'elle est adorable je pense après lui avoir répliqué que tout allait pour le mieux. Sa seule présence me suffit pour l'instant. Mes pensées s'axent alors sur cette fille. Je ne pourrais trouver de mots pour qualifier ce  qu'elle représente pour moi. Une sorte d'âme-soeur? En tout cas elle a le plus beau des dons. Celui de vous écouter et surtout de se souvenir de ce que vous lui avez dit, même un an après.

Le reste de la soirée se continue son chemin ainsi, dans ma tête, une véritable épopée de pensées. Du sensé au délirant, du concret au rêve. Par moment j'entends même ce qui faisait rire les autres et je ris frot mais pour moi, dans ma tête.

C'est alors que mon natel sonne! Et je ris de nouveau mais à haute voix.  Je suis priée de venir chasser une vilaine chauve-souris qui tient ma coloc en otage dans sa chambre. Me voilà de retour dans le monde extérieur prête à enfiler ma enfiler ma tenue pour venir foutre une raclée à Batman.   

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Jeudi 15 juin 2006

Nombre d'heures de sommeil, moyenne pour semaine = 5H/jour
Nombre d'heures de sommeil, moyenne de lundi à vendredi = 4H10/jour
Le nombre de céphalées augmente de manière exponentielle
Ainsi que le nombre d'ibuprofènes ingèrés
Allergie à la chaleur : de plus en plus présente
Disputes avec petit copain : en hausse
Temps pour soi : tend vers 0
Attention ! Risque de surchage imminant

Voilà pour les statistiques. Ceci explique le peu d'écriture. L'absence.

 Le cerveau en compote. Surchargé de savoirs plus ou moins utils. Plus de force pour produire quoique ce soit de plus ou moins intéressant. Alors intelligent ... (Même les phrases sujet/verbe/CV = trop dur) Cerveau en purée de pomme d'apis à un domaine d'application : révision. Corps à deux fonctions vitales : supporter le cerveau décomposé ; combattre stress (overdose de chocolat, de clopes, les deux en même temps, homéopatie, grosse dose de thé vert, ...). Du sommeil ? Non

Aussi mal-léché qu'un ours. Humeur de chien. Tête de mûle. Cervelle de moineau.  

Alors la nuit (comme je ne dors pas) je rêve. A ce Grand si loin. Je rêve qu'il m'emporte avec lui. Lui, si détaché de cet environnement qui est le mein et qui me fait pêter les plombs. Partir avec lui, oublier, tout. Je rêve d'amour romantique ivraissemblable. D'amour de film. De preuve d'amour et d'inédit.  Je rêve du jour où mon chevalier viendra me chercher sur son destrier 150 chevaux (technologie oblige). Et ce chevalier c'est lui, lui le Grand. Mais pourquoi je pense à lui ?

C'est bien cela cerveau en compote de pomme d'apis = CONNERIES

 

 

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Mercredi 31 mai 2006

besoin d'air                                                                                                                                                                     

de sortir                                                                                                                                                                         

des tourbillons de math                                                                                                                                             

des raz-de-marée d'histoire allemande sans sens                                                                                               

de la grammaire tragique anglaise                                                                                                                            

de toutes ses lettres qui font des mots                                                                                                                       

qui font des phrases                                                                                                                                                    

qui font des paragraphes                                                                                                                                             

qui font des textes                                                                                                                                                              

sans intérêt 

marre de   

gacher les livres

en ne les voyant que comme une suite                                                                                                                    

de figures de style                                                                                                                                               

d'anaphore                                                                                                                                                            

d'oxymore                                                                                                                                                                        

de révéler leurs secrets                                                                                                                                      

comme on gacherait un tour de magie

 

trop de réflexion     

pas assez de sentiments

trop de néons                            

pas assez de soleil

quand même triste de                                                                                                                                                     

ne plus pouvoir analyser la philosophie de Mill                                                                                                         

ni les rouages de notre monde

 

Soif d'air et de liberté et de gens

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Mercredi 31 mai 2006

Mais qu'est-ce qu'il c'est passé alors ? Bonne question bien qu'un peu embarassante. Voici le tribunal qui pris finalement la décision décisive et sans appel consernant le futur de notre couple :                            

Avocate de la défense : Shuky Amoureuse                                                                                                      Procureur : Shuky  Blessée-Outragée                                                                                                                  Juge : Shuky Un-peu-des-deux

- Il n'est même pas venu au rendez-vous,attaque le procureur, pris à neuf heures trente selon le rapport de la victime, cela démontre bien son manque d'intérêt pour la victime.

Le juge hoche la tête d'un air approbateur.

- Objection votre honneur ! s'exclame l'avocate de la défense, nous savons très bien que mon client à euu une panne de réveil. Sa stéréo s'est débranchée, ce n'est quand même pas de sa faute si son matériel électronic est déffectueux.

- Très bien, mais pourquoi n'a-t-il pas accouru quand ma cliente l'a appelé ! lance la proc. De plus pensez-vous que dire à cette dernière qu'elle était je cite :" trop grosse" soit une preuve de bonne volonté ?

Outrageant, pensa le juge. En plus elle est pas si mal la victime ! Et si elle s'aime comme ça, hein!

- Mon client s'est déjà expliqué à ce sujet. Elle l'avait provoqué. De plus, mon client a déjà changé d'apparence pour votre cliente.

- Oui, mais sans la demande, même la remarque de ma cliente, elle aime les gens comme ils sont. Je suggèrerais à votre client d'apprendre à réfléchir et à différencier humour et réalité. De plus, si vous arriviez à lui expliquer que la fille maigre avec la magnifique poitrine de ma cliente, il aura beau chercher mais sans plastique, il a peu de chance de trouver. 

Quand la proc fait de la provoc....

- Il a dit que ce n'était qu'un détail, ose avancer l'avocate du diable.

- Oui mais IL A DIT, ce qu'il ne fallait pas dire.

Un point pour la procureur déchainée, pense le juge. Qu'il pourrisse en prison pour délit de manque de finesse.

- De plus, continue la proc, même si votre client s'est rattrapé tout de suite après son impaire, n'oubliez pas qu'il a refusé de voir sa copine car il devait voir un copain lorsque ma cliente l'a appelé à midi. On voit bien ses priorités...

- Mais il ne sait pas dire non, essaye l'avocate.

- Pourtant, il sait bien en user voire en abuser envers ma cliente. Elle a pleuré toute la journée et lui devait, si je me souviens bien, voir son ami, dormir et réviser. Quelle importance face à son soi-disant amour !

- Oui mais le soir, il a été exemplaire. Il a reconnu ses tords, expliqué tout ce qui le tracassait, promis de ne plus être cet homme stupide et lunatique, ...

- Un commentaire, Mlle la procureur, demande le juge.

- Non, c'est vrai qu'il avait l'air sincère.

- Alors, commença le juge, étant donné les circonstances atténuantes concernant l'accusé et vu les promesses qu'il a fait, il est libéré avec sursis. Si son comportement ne change pas, il sera directement condamner à l'exil.

 

Je suis denouveau trop bonne, trop conne. Peut-être. Mais je crois tellement que les gens ne peuvent pas devenir des salauds d'un jour à l'autre que je me refuse de fermer trop vite cette porte. Qui sait si je ne le regrèterai ou pas.

Pour l'instant tout va bien. Je suis couverte de je t'aime, de tu es trop belle, de pleins de compliments. On est sorti plus en une semaine qu'en deux ans. Les efforts sont là mais ... J'attend de voir la suite   

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