Autour de la purée et boulette de viande, la conversation s'attardait sur tout et n'importe quoi. C'est alors que dans un petit blanc, je glissa la très hypothétique idée de ne plus avoir de colocataire l'année prochaine.
- Ben, c'est chouette, je pourrai venir vivre avec toi, dit mon copain.
Pardon ? Quoi ? Hein? Scotchée à la chaise, je m'étoufai gaiment avec un bout de boulette alors que les deux autres continuaient à parler de tout et de rien comme si rien ne c'était passé. Mon bras saisi le verre de vin le plus proche qui heureusement m'appartenait. Trois gorgées plus tard, la boulette et la phrase semblaient avoir passé à travers de ma gorge.
Ce n'était certainement pas sérieux ou alors, j'ai r'evé. Glups !
Par shuky
-
Publié dans : Autres
3
-
Recommander
Je me lève en sursaut, les larmes au coin de l’œil, un cri mourrant encore dans ma gorge. Je suis assise sur mon lit en moins de deux et les larmes sont maintenant sur ma joue alors que d’autres se pressent derrière elles. J’ai beau avoir passé le stade du retour à la réalité, ça fait trop mal et trop peur pour ne pas rester un peu réel. Et même après c’est pire car cela se transforme en une peur que cela arrive. Alors j’essaie de bien me souvenir du rêve qui m’a expulsé de mon sommeil.
Nous sommes trois dans la petite épicerie. Je n’arrive pas à déterminer si il s’agit bien d’une épicerie ou d’un atelier de travail. Pendant que j’inspecte les lieux, les deux hommes qui m’accompagnent parle de ce monsieur Dontjen’arrivepasàsaisirlenom, il se pourrait que je les connaisse bien ces bonshommes même qu’ils soient de ma famille. Cela n’a pas d’importance. Selon leurs dires l’homme que nous allons rencontrer était professeur avant. Il enseignait son métier aux jeunes. Un métier manuel mais tout reste flou là-dessus. Ils rigolent, trouvent que ça fait bien longtemps tout ça.
Tout à coup, j’entends un cri. Un petit cri aigu qui s’excuse presque d’être là.
Un vieux monsieur est derrière nous.
- Vous m’avez fait peur, me dit-il de sa voix tremblotante.
Et cette fois c’est pour moi le cri, pour moi la surprise. C’est mon père. Il est si vieux. Ses yeux m’indiquent déjà ce que ses paroles incohérentes me confirmeront plus tard, ils sont opaques. Leur couleur bleu a disparue laissant place à un blanc trouble. Mon père et vieux et il a perdu la raison. Je ne sais pas si c’est la maladie ou si ce n’est que le résultat de la vieillesse qui le fait revenir en arrière, très loin en arrière. Son corps semble si vieux, si fragile. Il est voûté en avant et s’appuie sur une canne. Son corps est vieux comme son esprit et je ne sais pas dire lequel est le plus fatigué.
Alors je m’approche de lui et le serre dans mes bras. Les cris et les larmes ne peuvent s’empêcher de sortir. Je hurle mon désespoir et même si il me console comme à l’accoutumée, je sais que cette personne qui me console n’est plus là que pour regretter ce qu’il était. Pour me dire « Je sais ma fille, moi aussi ça me fait du mal d’être comme ça ». Comme si son seul brin de lucidité lui servait à éclairer son état lamentable. Plus je me rends compte que mon père est mort en laissant cette coquille fatiguée avec un résidu de cerveaux, plus je m’en veux. Mes cris rajeunissent aussi. Je pleure comme quand je venais de naître.
Mon père est parti et moi je n’ai même pas pu lui dire au revoir. Il ne reste plus rien de lui, plus rien de mon père en cette loque.
Par shuky
-
Publié dans : Autres
1
-
Recommander
Vendredi 15 septembre 2006
Je sais que je devrais, enfin plutot que je dois lui dire pourquoi. Mais déjà rien que le début ça coince. Moi-même je ne suis pas sûre du pourquoi. J'ai des idées plein la tête. En gros, je résumerai ça à une différences de valeurs. C'est sûr que pour les autres ce terme ne veut rien dire. En plus quelles sont ses valeurs auxquelles j'accorde autant d'importance ? J'ai de la peine à les définir, de la peine à la déterminer. Je n'ai que des exemples et on ne quitte pas quelqun pour des exemples, on le quitte pour des raisons. Alors je ne sais plus quoi faire. Je pense qu'elle attend cette explication que je lui ai promise mais je n'arrive pas à l'exprimer. De plus cette explication signifierait vraiment la fin et même si je pense que c'est fini, je n'arrive pas à l'avouer.
Par shuky
-
Publié dans : Autres
0
-
Recommander
Vendredi 15 septembre 2006
Les mots ne s'écrivent plus et pourtant ils viennent au cours de la journée. Ils sont déjà préparés déjà vêtus et mis en place dans des phrases correctes. Alors que ce passe-t-il ? C'est l'envie de partager qui a pris des vacances comme si ses mots ne pouvaient rester que pour moi.
Et pourtant, cet après-midi sur une terrasse, un café à la main, les mots sont revenus et l'envie aussi de les partager. J'ai saisi le papier armée du stylo, prête à sortir tout ces mots mais mon amie est revenue trop vite et ils se sont envolés. Peut-être qu'ils reviendront ce soir.
Je n'ai plus confiance. Plus confiance en je, tu, il, elle, nous, vous, ils, elles. Je vois des juges partout et j'attend la sentence. J'attend qu'ils laissent enfin tomber cette putain de guillotine, qu'on voit enfin le sang couler. Cette phrase (la verte qui courait dans l'herbe) a ouvert une porte que je croyais fermée. Et de nouveau j'ai peur. L'angoisse prend le dessus. J'ai beau me battre contre elle, je n'y arrive pas. Mais je ne veux pas de l'aide, c'est à moi de la tuer de mes propres mains. Il faut que j'affronte cette peur en face que je la provoque en duel. Je refuse de la traîner toute ma vie comme un boulet. Il faut que je la tue maintenant.
En attendant de trouver la force, je fais ce que je peux pour qu'elle ne touche pas mon quotidien mais ce n'est pas évident, elle est partout. Je n'arrive plus à faire confiance. Plus rien n'est sûr. Heureusement, j'ai trouvé quelqu'un que l'angoisse n'a pas réussi à déformer. Et même si je ne prononce pas le nom de cette angoisse devant elle, ni devant personne d'ailleurs (quoique certains pourraient s'en douter) j'ai confiance en elle, en son amitié et ça, ça m'aide.
Par shuky
-
Publié dans : Autres
0
-
Recommander
Je croyais qu'il tenait simplement une plume entre ses dents. Les chats, et surtout le mien jouent avec n'importe quoi. Mais quand il est revenu dans ma chambre, il a laché la soi-disante plume qui s'est mise à bouger sur le sol. C'est là que j'ai eu la charmante surprise de revoir une chauve-souris dans mon appartement. La dernière fois, elle était dans ma cuisine mais là elle s'est carrément invitée dans ma chambre. Quand j'ai reconnu cette pauvre petite bête j'ai faillit vomir. Mon chat était en train de l'assassiner là, sous mes yeux. En plus, elle pousse des petits cris qui vous arracheraient le coeur. Alors j'ai enfermé mon chat dans l'armoire et j'ai essayé de la mettre dans une boite. Mais elle s'est débattu, ne m'identifiant pas comme une amie et s'est cachée sous l'armoire. Pendant ce temps mon chat fou de rage a réussit à en sortir de l'armoire et s'est jeté sur elle.
Voilà où j'en suis actuellement : la chauve-souris sous l'armoire, le chat coincé dans mes bras et aucune idée pour la sortir de là.
Par shuky
-
Publié dans : Autres
0
-
Recommander
Vendredi 1 septembre 2006
Une petite phrase qui trainait là dans l'herbe verte. Jetée là par hasard peut-être ou alors à raison. Une petite phrase grande de pouvoir qui courait dans l'herbe verte. Des petits bouts de mots qui sont venus se loger dans ma tête, au cruex de mon tympan et qui refusent catégoriquement dans sortir. On dit que ce qui est petit est mignon. Je trouve plutôt que ce qui est petit est plus dangereux que ces longues phrases sur lesquelles on glisse. Une petite phrase tranchante qui est venue se loger dans mon coeur comme le poinçon de Sissi. ça ne ce voitps extérieurement et pourtant elle est là, la petite phrase verte qui courait dans l'herbe. J'aurai du l'attraper tout de suite pour la jetter dans l'huile alors qu'elle venait de naître. Mais non, je l'ai laissée trotter dans ma tête. Et maintenant qu'elle est froide et bien ancrée au creux de mon tympan et au fond de mon coeur, le courage me manque pour la régurgiter.
Alors à l'intérieur de moi, cette chienne de phrase a creusé une brêche dans la un mur de béton qui se voulait armé. De la brêche est sorti am seule et vrai angoisse. Celle qui me terrorise et me ramène ausatde de bébé. Celle qui me rend folle et s'invente plein d'histoire que je crois. Malheureusement. C'est pourquoi, je me suis enfuie vers d'autres murs. Plus solides et plus sûrs. Car j'ai peur ici. J'ai peur de ce qui n'existe certainement que pour moi mais qui se matérialise devant mes yeux. J'ai peur d'avoir mal et de plus m'en relever.
Par shuky
-
Publié dans : Autres
0
-
Recommander
Triste nouvelle. Un individu a, dans la journée, chevauché sauvagement mon vélo et l'a emmené de force avec lui. Je sais que dans toute la ville il y a des affiches scandant aimez le vélo, il faut peut-être préciser que cela signifie aimez VOTRE vélo.
Non mais dis-donc!!!
Par shuky
-
Publié dans : Autres
0
-
Recommander
Je la voie cette fille avec ses talons, son haut moulant et sa minijupe sur son corps de rêve. Elle cherche sa proie dans la foule. Voilà qu’elle la repère, ou plutôt qu’elle le repère. Elle s’approche de lui, se colle à lui et sous le prétexte du mot danser l’excite en se frottant contre lui. Dans sa tête à lui, tout se bouscule. L’abstinence et l’alcool lui ont lavé le cerveau de tout reste de sa copine qui elle est malade dans son lit. Tout s’enchaîne très vite et les voilà se roulant une grosse pelle, que dis-je, des grosses pelles contre un poteau. Il a sa main sur sa cuisse et remonte sous sa minijupe.
Encore pire, et si c’était lui le prédateur. Et si il avait un petit cahier où il noterait d’un petit trait chacune de ses conquêtes. Commeun énorme tableau de chasse.
J’aurais pu l’appeler. Mais déjà se pointait une fille avec qui il aurait été là à ce même moment. Il est sous la douche m’aurait dit son pote et je n’aurait osé lui demander si il était tout seul.
Explication pour les non fiévreux : mon copain est parti samedi pour trois semaines en Espagne. Et moi j’ai une angine et la fièvre me fait de sales hallucinations. J’aurai besoin de sortir mais mes jambes refusent de me porter et ma tête ne produit que ce genre de scénario.
J'en ai marre, marre, marre, ...
Par shuky
-
Publié dans : Autres
0
-
Recommander
J’ai toujours été là pour les autres, en tout cas je le pense. Les autres (mes amis) m’ont toujours intéressé, leur joie comme leur peine. Je me suis beaucoup inquiétée de l’état des gens qui comptaient pour moi. Je n’ai pas dormi parce qu’untel était mal ou triste. Je me suis inquiétée comme le ferait une mère ou presque. J’ai eu peur, j’ai été à l’écoute. Mais j’ai encore du mal à ne plus être une éponge, à ne pas trop me faire du mal avec les maux des autres.
Mais maintenant je demande un break. Je veux passer plus de temps avec moi-même. M’occuper de moi, me construire, m’occuper de mon intérieur (celui de ma chambre et de ma tête). En bref profiter d’être chez moi et avec moi. Voir ma famille. J’ai besoin de me retrouver, de retrouver mes racines, ma paix intérieure qui me permets d’être là pour les autres, de pouvoir gérer tranquillement ma vie.
Je remercie tout les gens qui m’entourent. Ceux qui sont aptes à me comprendre, qui me connaissent assez pour ne pas trop me poser de questions. Ils savent que ce que je fais ne dépend pas forcément d’eux et ont assez confiance en moi pour me laisser agir à ma guise.
J’ai plaisir à avoir des gens comme eux, qui ont assez de maturité pour me voir moi et non eux dans mes comportements.
Et j’espère que les autres prendront le temps de mieux me connaître.
Par shuky
-
Publié dans : Autres
0
-
Recommander
AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !
J'ai reçu il y a quelques semaines un très gentil mot du bureau des autos qui me demandait de lui donner cinquante franc afin qu'ils puissent osculter mon scoot. Je leur ai rien demandé et je dois payé, quelle blagueé. Je suis quand même pas comme ça alors je paye et mon porte monnaie souffre déjà de toutes les dépenses que je vais devoir lui infliger. Par souci d'économie, je fais le maximum moi-même : nouvelle roue, nouvelle batterie, rétros et ses #@#@@#¬ de phares avants qui m'ont trop pris la tête. J'ai failli oublier les 80 balles pour que mon scoot avance moins vite qu'une mémé en triporteur. Bref, voilà déjà un beau trou dans le budget des vacances.
Je pars vaillament cet après-midi afin de leur amener mon scout. Je roule si lentement que je pète déjà les plombs. J'arrive, me plante de parking, jure un coup, rale, peste,...
Un gentil monsieur se met à tater mon scooter. Résultat : mon connard de phare avant droit décide de s'éteindre. Ah Ah Ah AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH mais bordel de p###°#° de ¬§°#@#§.
Conclusion : je dois revenir, redonner 25 francs refaire mes phares !!!!
Et après : Sur la route ce C#°@#@# de phare avant droit se rallume content de lui, une voiture me double comme un taré avec l'ambition de me tuer et je me fais engueuler parce que j'ai l'affront d'être bloquée à 45km/h sur une route limitée à 50 ! J'ai failli dire quelque chose à cette personne me faisant remarquer que j'aurais pu me coller contre le bord pour qu'il passe mais voilà les alternatives qui se sont bousculées dans ma tête :
- P#@##@°° de b#@°°§¬| de m&%&&/&% ta gueule !
- Tu vois pas que je veux tourner sal con !
Enfin il y en avait encore pleins d'autre mais toutes dans le même genre alors j'ai rien dit, j'ai serré les dents.
Mais putain de bordel de merde comme ça fait vraiment trop chier que ce connard de feux en a qu'à sa tête de con, putain de merde, merde, merde.
Oups ! Désolé c'est sorti tout seul.
P.S. : Ma boule de poil est de retour ! Je l'ai trouvée !
Par shuky
-
Publié dans : Autres
3
-
Recommander